Notre projecteur du mois d’aoĂ»t est braquĂ© sur Jafsia Elisee du Cameroun. Jafsia dirige le dĂ©partement ÉlectromĂ©canique et Intelligence Artificielle du MboaLab
📣 Des nouvelles passionnantes
Ce coup de projecteur sur la communauté est également disponible en anglais.
Ă€ propos de Jafsia
🎼 Quelle est votre chanson prĂ©fĂ©rĂ©e ?
📚 Pouvez-vous dĂ©crire votre parcours et votre rĂ´le actuel ?
Qu’as-tu étudié et où ?#
Avez-vous des diplômes de troisième cycle ? Dans quel domaine ?#
Quel est le titre de votre rĂ´le actuel ?#
Donnez un résumé en une phrase de ce que vous faites dans ce rôle#
PassionnĂ© par l’intersection de la technologie et de la santĂ©, J’ai parcouru un chemin unique qui m’a menĂ© Ă la pointe de l’innovation en Afrique. Après avoir obtenu mes diplĂ´mes en Physique et en Ă©ducation Ă l’UniversitĂ© de YaoundĂ© I et Ă l’École Normale SupĂ©rieure de YaoundĂ©, J’ ai fait ses premiers pas dans le monde professionnel en tant qu’analyste de risques chez BigMola. LĂ -bas, mon esprit crĂ©atif s’est rĂ©vĂ©lĂ© lorsque j’ ai conçu un système de notation de crĂ©dit basĂ© sur des algorithmes d’apprentissage automatique. Cette expĂ©rience a Ă©veillĂ© en moii une curiositĂ© insatiable pour l’IA et ses applications potentielles dans le domaine mĂ©dical.
Aujourd’hui, je dirige avec enthousiasme le dĂ©partement d’ÉlectromĂ©canique et d’Intelligence Artificielle du MboaLab au Cameroun. mon travail est axĂ© sur le dĂ©veloppement d’une IA fiable, interprĂ©table et responsable pour le diagnostic des maladies tropicales afin de contribuer Ă l’amĂ©lioration des soins de santĂ© en Afrique. En dehors de mes responsabilitĂ©s principales, je m’implique activement dans le rĂ©seau DIDA et dirige le projet OpenFlexure Microscope au Cameroun. MalgrĂ© un emploi du temps chargĂ©, je trouve toujours du temps pour mes projets personnels en physique et en informatique, dĂ©montrant mon dĂ©vouement inĂ©branlable Ă la science et Ă l’innovation.
Travail et recherche
💼 DĂ©crire une journĂ©e de travail type… DĂ©veloppez spĂ©cifiquement le temps que vous passez Ă coder
Combien de temps passez-vous Ă coder ?#
Sur combien de projets travaillez-vous ?#
Donnez quelques mots-clés qui résument les thèmes de vos projets.#
À quelle fréquence travaillez-vous avec des chercheurs non-codeurs ?#
Ma journĂ©e de travail commence gĂ©nĂ©ralement tĂ´t, avec un cafĂ© et un rapide coup d’Ĺ“il Ă mes e-mails. Dès 8h, je suis devant mon Ă©cran, plongĂ© dans le code. Je passe une bonne partie de ma matinĂ©e Ă travailler sur notre projet Mboacare, peaufinant les algorithmes de machine learning qui permettront d’orienter efficacement les patients vers les hĂ´pitaux appropriĂ©s. J’utilise principalement Python avec des bibliothèques comme TensorFlow et scikit-learn pour dĂ©velopper nos modèles prĂ©dictifs.
Après le dĂ©jeuner, je me concentre souvent sur le Mboathoscope. C’est un dĂ©fi passionnant de crĂ©er un stĂ©thoscope digital sans fil intĂ©grant l’IA. Je travaille sur l’optimisation des rĂ©seaux de neurones convolutifs (CNN) pour l’analyse des sons cardiaques et pulmonaires. Entre deux sessions de codage, je collabore Ă©troitement avec notre Ă©quipe de biologistes. Leurs insights sont prĂ©cieux pour affiner nos modèles et assurer que nos solutions rĂ©pondent rĂ©ellement aux besoins mĂ©dicaux.
En fin de journĂ©e, je consacre gĂ©nĂ©ralement du temps Ă la gestion de notre dĂ©partement et Ă la planification de nos projets futurs. Je passe en moyenne 8 heures par jour sur ma machine, jonglant entre le dĂ©veloppement, l’analyse de donnĂ©es et la recherche. Bien que nos projets actuels, Mboacare et Mboathoscope, occupent la majeure partie de mon temps, je garde toujours un Ĺ“il sur notre ancien projet, le Typhoid Screener, cherchant des moyens d’amĂ©liorer ses performances.
Ce que j’aime le plus dans mon travail, c’est la diversitĂ© des dĂ©fis techniques. Un jour, je peux me retrouver Ă optimiser des requĂŞtes SQL pour notre base de donnĂ©es de patients, le lendemain Ă dĂ©boguer du code JavaScript pour notre interface utilisateur, et la semaine suivante Ă expĂ©rimenter avec des architectures de deep learning pour amĂ©liorer nos diagnostics. C’est cette combinaison de programmation, d’IA et de santĂ© qui rend chaque journĂ©e unique et stimulante.
🏫 Parlez-nous davantage de l’organisation dans laquelle vous travaillez.
Quel est leur objectif premier ?#
Combien de personnes dans votre organization sont impliquées dans le développement de logiciels de recherche (un coup de pouce est acceptable) ?#
MboaLab est une organisation basĂ©e au Cameroun, oĂą j’ai le privilège de travailler en tant que chef du dĂ©partement d’ÉlectromĂ©canique et d’Intelligence Artificielle. Notre nom, “Mboa”, signifie “village” ou “communautĂ©” en langue douala, ce qui reflète parfaitement notre philosophie d’innovation collaborative et inclusive.
L’objectif premier de MboaLab est de dĂ©velopper des solutions technologiques innovantes pour rĂ©pondre aux dĂ©fis de santĂ© en Afrique, en particulier dans le domaine du diagnostic mĂ©dical et de l’accès aux soins. Nous croyons fermement que la technologie, et plus particulièrement l’intelligence artificielle, peut jouer un rĂ´le crucial dans l’amĂ©lioration des systèmes de santĂ© en Afrique.
En ce qui concerne le développement de logiciels de recherche, notre équipe est relativement petite mais dynamique. Si je devais donner une estimation approximative, je dirais que nous avons environ 08 personnes directement impliquées dans le développement de logiciels de recherche. Cette équipe comprend des développeurs spécialisés en IA, des ingénieurs en électronique pour nos dispositifs médicaux, et des data scientists.
Cependant, ce qui rend MboaLab unique, c’est notre approche collaborative. Bien que notre Ă©quipe de dĂ©veloppement soit relativement petite, nous travaillons en Ă©troite collaboration avec des chercheurs en biologie, des mĂ©decins, et d’autres experts en santĂ©. Cette approche interdisciplinaire nous permet de dĂ©velopper des solutions qui sont non seulement techniquement avancĂ©es, mais aussi parfaitement adaptĂ©es aux besoins rĂ©els du terrain.
De plus, nous encourageons vivement la participation de la communautĂ© locale et des Ă©tudiants. Nous organisons rĂ©gulièrement des hackathons et des ateliers de formation, ce qui nous permet d’impliquer un nombre plus important de personnes dans nos projets de manière ponctuelle. Cette approche nous aide Ă cultiver les talents locaux et Ă sensibiliser la communautĂ© Ă l’importance de l’innovation technologique dans le domaine de la santĂ©.
En fin de compte, ce qui me passionne chez MboaLab, c’est notre engagement Ă utiliser la technologie pour avoir un impact positif concret sur la santĂ© des populations africaines. Chaque ligne de code que nous Ă©crivons, chaque algorithme que nous dĂ©veloppons, a le potentiel de sauver des vies et d’amĂ©liorer l’accès aux soins de santĂ© dans notre rĂ©gion.
💡 OĂą obtenez-vous une formation et un soutien ?
De quelles communautés de pratique faites-vous partie ?#
Quelle formation a eu un impact sur votre carrière actuelle ?#
Ma formation et mon dĂ©veloppement professionnel ont Ă©tĂ© façonnĂ©s par une sĂ©rie d’opportunitĂ©s internationales et de collaborations enrichissantes. Je suis fier d’ĂŞtre membre de plusieurs communautĂ©s de pratique qui jouent un rĂ´le crucial dans mon parcours. Le rĂ©seau DIDA (DIgital Diagnostics for smarter healthcare in Africa) a Ă©tĂ© particulièrement important, m’offrant non seulement un soutien prĂ©cieux mais aussi des formations spĂ©cifiques, notamment dans le domaine de la gestion de la qualitĂ© des Ă©quipements mĂ©dicaux selon la norme ISO 13485. Je suis Ă©galement membre actif de OLS (Open Life Science), l’ABIC (African Bioimaging consortium) et de GBI (Global Bio-Imaging), cette dernière m’ayant offert l’opportunitĂ© inestimable de participer Ă des sessions de formation au Japon.
Ma carrière a pris un tournant significatif grâce Ă plusieurs expĂ©riences de formation marquantes. J’ai subi une formation en data science de la part de l’African Institute of Mathematical Sciences (AIMS Rwanda): J’ai aussi eu l’honneur de recevoir une bourse Fulbright du gouvernement amĂ©ricain, qui m’a permis d’Ă©tudier Ă l’UniversitĂ© du Nevada, Reno. Cette expĂ©rience a considĂ©rablement Ă©largi mes perspectives et renforcĂ© mes compĂ©tences. Une autre Ă©tape cruciale de mon parcours a Ă©tĂ© la formation de six mois que j’ai suivie dans le cadre de l’Oxford African Initiative. Cette formation a Ă©tĂ© dĂ©terminante pour le dĂ©veloppement de notre solution Typhoid Screener, un projet qui me tient particulièrement Ă cĹ“ur.
Ces diverses expĂ©riences de formation et ces affiliations Ă des communautĂ©s de pratique ont jouĂ© un rĂ´le fondamental dans mon Ă©volution professionnelle. Elles m’ont non seulement permis d’acquĂ©rir des compĂ©tences techniques prĂ©cieuses, mais aussi de dĂ©velopper un rĂ©seau international de collaborateurs et de mentors. Grâce Ă ces opportunitĂ©s, j’ai pu renforcer ma capacitĂ© Ă innover dans le domaine de la santĂ© numĂ©rique en Afrique et affiner ma vision de l’utilisation de la technologie pour amĂ©liorer les soins de santĂ© dans ma rĂ©gion. Chaque expĂ©rience a contribuĂ© Ă façonner ma comprĂ©hension des dĂ©fis et des opportunitĂ©s dans ce domaine, me permettant d’apporter une contribution significative Ă travers mon travail au MboaLab et mes divers projets.
💭 Vous considĂ©rez-vous comme un universitaire, un chercheur, un ingĂ©nieur logiciel, un technicien… ? Tout? Autre chose? Un mĂ©lange d’un ou deux termes ?
Je me considère comme un mĂ©lange de chercheur et d’ingĂ©nieur logiciel. Cette double identitĂ© reflète bien la nature de mon travail et de mes passions. En tant que chercheur, je suis constamment Ă la recherche de nouvelles connaissances et de solutions innovantes dans le domaine de la santĂ© numĂ©rique et de l’intelligence artificielle appliquĂ©e Ă la mĂ©decine. Je m’efforce de comprendre les problèmes complexes auxquels sont confrontĂ©s les systèmes de santĂ© en Afrique et de trouver des moyens novateurs de les rĂ©soudre.
En mĂŞme temps, mon cĂ´tĂ© ingĂ©nieur logiciel me pousse Ă transformer ces idĂ©es en solutions concrètes et fonctionnelles. Je prends plaisir Ă concevoir, dĂ©velopper et implĂ©menter des systèmes logiciels qui peuvent avoir un impact rĂ©el sur la santĂ© des populations. Cette combinaison de rĂ©flexion thĂ©orique et d’application pratique me permet de naviguer efficacement entre le monde de la recherche acadĂ©mique et celui du dĂ©veloppement technologique.
Cette dualitĂ© me permet d’avoir une approche holistique dans mon travail au MboaLab. Je peux ainsi non seulement identifier les problèmes et concevoir des solutions thĂ©oriques, mais aussi les mettre en Ĺ“uvre concrètement Ă travers des projets comme Mboacare et Mboathoscope. Cette synergie entre recherche et ingĂ©nierie est ce qui me passionne le plus dans mon travail et me permet de contribuer de manière significative Ă l’amĂ©lioration des soins de santĂ© en Afrique.
Communauté et réflexion
⛔ Ă€ quels types d’obstacles ĂŞtes-vous confrontĂ©s dans votre travail ?
Dans mon travail, je suis confrontĂ© Ă plusieurs obstacles significatifs qui rendent parfois difficile la rĂ©alisation de mes objectifs. Ces dĂ©fis sont principalement liĂ©s Ă l’infrastructure et aux ressources disponibles dans notre contexte local.
L’un des principaux problèmes auxquels je fais face est l’absence de donnĂ©es fiables et complètes. En tant que chercheur travaillant sur des solutions de santĂ© basĂ©es sur l’IA, l’accès Ă des ensembles de donnĂ©es de qualitĂ© est crucial. Malheureusement, dans de nombreux domaines de la santĂ© en Afrique, ces donnĂ©es sont soit inexistantes, soit insuffisantes, ce qui complique le dĂ©veloppement et la validation de nos modèles.
Un autre obstacle majeur est le manque d’infrastructure adĂ©quate. Cela inclut non seulement les Ă©quipements de pointe nĂ©cessaires pour certaines de nos recherches, mais aussi les installations de base pour le dĂ©veloppement et le test de nos solutions. Ce manque d’infrastructure limite parfois notre capacitĂ© Ă mener certaines expĂ©riences ou Ă dĂ©ployer nos solutions Ă grande Ă©chelle.
Les coupures de courant fréquentes représentent également un défi de taille. Ces interruptions peuvent perturber nos processus de travail, en particulier lorsque nous travaillons sur des calculs intensifs ou des simulations qui nécessitent un temps de traitement important. Elles peuvent aussi endommager nos équipements, ce qui entraîne des retards et des coûts supplémentaires.
Enfin, la qualitĂ© de l’internet est un problème rĂ©current. Dans un domaine qui repose de plus en plus sur le cloud computing et la collaboration en ligne, une connexion internet stable et rapide est essentielle. Malheureusement, la qualitĂ© de l’internet dans notre rĂ©gion est souvent insuffisante, ce qui peut ralentir notre travail, compliquer nos collaborations internationales et limiter notre accès Ă certaines ressources en ligne.
MalgrĂ© ces dĂ©fis, nous travaillons sur des approches qui peuvent fonctionner avec des donnĂ©es limitĂ©es, nous investissons dans des Ă©quipements de sauvegarde d’Ă©nergie, et nous explorons des moyens de travailler efficacement mĂŞme avec une connectivitĂ© internet limitĂ©e. Ces dĂ©fis, bien que difficiles, nous poussent Ă innover et Ă dĂ©velopper des solutions qui sont vĂ©ritablement adaptĂ©es Ă notre contexte local.
😍 Quelle partie de votre travail apprĂ©ciez-vous le plus ?
La partie de mon travail que j’apprĂ©cie le plus est sans doute l’aspect innovant et l’impact concret que je peux avoir sur la santĂ© en Afrique. J’aime particulièrement le processus de dĂ©veloppement de nouvelles solutions technologiques qui peuvent rĂ©ellement amĂ©liorer la vie des gens.
Ce qui me passionne le plus, c’est de voir comment les idĂ©es abstraites et les concepts thĂ©oriques que nous dĂ©veloppons en laboratoire se transforment en outils tangibles qui peuvent faire une diffĂ©rence dans le diagnostic et le traitement des maladies. Par exemple, travailler sur des projets comme Mboacare et Mboathoscope me donne un sentiment d’accomplissement. Savoir que ces innovations peuvent potentiellement sauver des vies ou amĂ©liorer significativement la qualitĂ© des soins de santĂ© dans des rĂ©gions oĂą les ressources sont limitĂ©es est extrĂŞmement gratifiant.
J’apprĂ©cie Ă©galement Ă©normĂ©ment la collaboration interdisciplinaire que mon travail implique. Interagir avec des professionnels de la santĂ©, des ingĂ©nieurs, des data scientists et des experts en IA me permet d’avoir une vision holistique des problèmes que nous essayons de rĂ©soudre. Cette approche multidisciplinaire stimule ma crĂ©ativitĂ© et m’aide Ă voir les dĂ©fis sous diffĂ©rents angles.
J’aime beaucoup l’aspect de recherche et d’apprentissage continu dans mon travail. Le domaine de l’IA appliquĂ©e Ă la santĂ© Ă©volue rapidement, et il y a toujours de nouvelles technologies Ă explorer, de nouvelles techniques Ă maĂ®triser. Cette constante Ă©volution me pousse Ă me surpasser et Ă continuer d’apprendre, ce qui rend mon travail toujours stimulant et jamais monotone.
Enfin, je suis profondĂ©ment satisfait de contribuer au dĂ©veloppement technologique et scientifique de l’Afrique. Savoir que mon travail peut inspirer d’autres jeunes africains Ă poursuivre des carrières dans les STEM et Ă contribuer Ă l’innovation sur le continent est une source de grande fiertĂ© pour moi.
🆘 Qu’est-ce qui vous faciliterait la tâche et vous soutiendrait dans votre travail ?
Premièrement, un soutien accru de la part des autoritĂ©s locales et nationales, notamment en termes de politiques favorables Ă l’innovation et de facilitation des processus administratifs, nous aiderait Ă accĂ©lĂ©rer le dĂ©veloppement et le dĂ©ploiement de nos solutions.
Deuxièmement, un financement plus important et plus stable nous permettrait d’investir dans des Ă©quipements de pointe et des ressources de calcul plus puissantes. Cela amĂ©liorerait considĂ©rablement notre travail de recherche et de dĂ©veloppement.
Troisièmement, des opportunitĂ©s accrues de formation continue et de participation Ă des confĂ©rences internationales nous aideraient Ă rester Ă la pointe des avancĂ©es dans notre domaine. Cela pourrait inclure des programmes d’Ă©change avec d’autres laboratoires de recherche ou des stages dans des entreprises technologiques de pointe. Quatrièmement, l’accès Ă des ensembles de donnĂ©es plus larges et plus diversifiĂ©s serait crucial pour amĂ©liorer nos modèles d’IA. Des partenariats renforcĂ©s avec des hĂ´pitaux, des cliniques et d’autres institutions de santĂ© pour la collecte et le partage de donnĂ©es nous aideraient Ă©normĂ©ment dans le dĂ©veloppement de solutions plus prĂ©cises et plus fiables.
🔭 Qu’attendez-vous avec impatience cette annĂ©e ?
Tout d’abord, je suis particulièrement enthousiaste Ă l’idĂ©e de finaliser et de lancer notre projet Mboacare. Nous avons travaillĂ© dur sur cette plateforme de tĂ©lĂ©mĂ©decine, et je suis impatient de la voir utilisĂ©e par les professionnels de santĂ© et les patients. J’espère que son dĂ©ploiement aura un impact significatif sur l’accès aux soins de santĂ© dans notre rĂ©gion.
Je suis Ă©galement très excitĂ© par les avancĂ©es que nous faisons sur le projet Mboathoscope. Nous sommes sur le point de franchir une Ă©tape importante dans le dĂ©veloppement de cet outil de diagnostic assistĂ© par IA, et j’ai hâte de voir les rĂ©sultats de nos prochains tests cliniques.
Cette annĂ©e, j’attends aussi avec impatience la possibilitĂ© de prĂ©senter nos travaux lors de confĂ©rences internationales. C’est toujours une excellente opportunitĂ© pour partager nos recherches, obtenir des retours prĂ©cieux de la communautĂ© scientifique, et potentiellement Ă©tablir de nouvelles collaborations.
Ă€ propos de Jafsia
💬 Veuillez partager les conseils de carrière les plus utiles que vous avez reçus et que vous souhaitez partager avec d’autres Africains occupant des postes similaires.
Les conseils les plus utiles que j’ai reçus viennent du programme African Oxford Initiative et se rĂ©sument en trois mots : LEARN-UNLEARN-RELEARN (APPRENDRE-DÉSAPPRENDRE-RÉAPPRENDRE).
APPRENDRE (LEARN): Adopte une approche agile et flexible. Concentre-toi sur les solutions pratiques et apprends Ă travailler efficacement avec les ressources disponibles.
DÉSAPPRENDRE (UNLEARN): Sois prêt à abandonner les méthodes et connaissances obsolètes. Remets en question les anciennes habitudes et sois ouvert aux nouvelles idées et technologies.
RÉAPPRENDRE (RELEARN): Engage-toi dans un apprentissage continu. Adapte-toi aux nouvelles dĂ©couvertes et innovations pour rester Ă la pointe dans le domaine de l’IA appliquĂ©e au diagnostic mĂ©dical.
Ces trois principes sont essentiels pour notre Ă©volution en tant qu’innovateurs et individus, nous permettant de surmonter les dĂ©fis et d’exceller dans nos carrières.

